Contenu éditorial

Maladie de Lyme, les usagers de la forêt doivent savoir…

8 j'aimes
Maladie de Lyme

Pour nous chasseur, tout semble avoir été dit sur la maladie de Lyme, tant nos revues cynégétiques en font régulièrement l’écho.

 Un devoir d'information et de sensibilisation du grand public s'impose...

L’on sait que la tique est hématophage (Se nourrit du sang de leur hôte) et peut inoculer des maladies parasitaires (piroplasmose chez le chien), bactériennes, virales (La meningo-encéphalitique à tique) ou spirochétales  (La maladie de Lyme chez l’Homme, appartenant au genre Borrelia).

L’on sait que la tique voyage, ainsi après s’être posée (Larve 1mm) puis gorgée  de sang de leur  premier hôte ( Petits rongeurs, hérissons, oiseaux), elle se transforme et en tombe ( nymphe 2mm) pour se rapprocher d’autres petits mammifères, se détachent à nouveau, pouvant attendre patiemment son heure sur des herbes hautes avant de s’adosser sur des plus grands ruminants ( Chevreuils, Cerfs) ou l’homme et effectuer son troisième repas de sang et une fois les femelles ainsi gorgées, se métamorphosées à nouveau et pondre et les larves s’inviter ,à nouveau, au voyage.

L’on sait que la piqure ou plutôt la morsure de la tique  est indolore car la morsure se fait sous anesthésie, secrétée par sa salive lorsqu’elle vous coupe la peau et y insère sa partie bucale ; qu’elle peut se trouver partout sur le corps humain avec une préférence sur les zones de pli du corps ou de resserrement des vêtements …

L’on sait que l’extraction d’une tique doit se faire de manière mécanique, à l’aide d’une pince à  tique, et qu’il vous faut surtout éviter de la retirer par tout autre moyen susceptible de « stresser » votre hôte, qui régurgiterait alors sa salive et libérait tous les agents pathogènes, tout en se brisant et laissant sa tête et le rostre sous votre peau.

L’on sait que cette maladie infectieuse est « inconstante » dans la déclaration de ses symptômes, que l’inoculation de la maladie peut attendre 30 jours et que même après cette période, la prise de sang ne la détectera pas dans près d’1 cas sur 2, au point que les laboratoires spécialisés vous conseilleront un nouvelle analyse dans l’année ; que sa première manifestation est cutanée et peut apparaître quelques heures jusqu’à 30 jours après la morsure, sous forme d’une évolution centrifuge autour de la morsure, que son traitement relève de l’administration d’un antibiotique durant 2 à 3 semaines, si elle est rapidement détectée.

L’on s’est que les conséquences de la maladie sont évolutives ; passés les premiers signes généraux caractéristiques du syndrome pseudo-grippal céphalées …, la phase secondaire en l’absence de diagnostic et de traitement antibiotique peut s’installer de façon précoce ou tardive ( 1 mois, 1 an ou plus) par des manifestations de douleurs articulaires, neurologiques ( paralysies faciales ou d’autres nerfs crâniens, atteintes neurologiques), cardiaques et/ou ophtalmologiques), la phase tertiaire sans traitement peut entraîner des lésions définitives pouvant se terminer par le décès du malade.

L’on sait que tous les tiques ne sont pas tous infectés et que ce taux varie de 5 à 50%,  que la période d’activité maximale de la tique, dépend des saisons et des milieux, que la tique ne se maintient pas dans des endroits secs et chauds, qu’elle préfère les zones ombragées où le taux d’humidité de l’air est plus élevé; qu’elle est plus abondante et active en début de printemps et à la fin de l’automne…

Pour autant, nous ne connaissons pas grand-chose de cette maladie et les quelques 27000 nouveaux cas détectés en France par an, soit près de 74 cas par jour, contre les 200000 annoncés outre Rhin en Allemagne, ne seraient pas tant liés à la performance de notre politique de santé publique que de notre ignorance du sujet.

Patients mais également certains biologistes, chercheurs et  médecins dénoncent ce qu’ils appellent «  le déni médical et politique face au traitement de cette maladie » dans sa phase de dépistage mais également dans sa phase chronique car la plupart du temps, les patients reçoivent des  diagnostics erronés de la part de médecins non sensibilisés à détectés les symptômes de cette maladie …,  par ailleurs les laboratoires n’ont pas le droit d’accès à des tests de dépistage plus performants et pourtant en vigueur dans d’autres pays européens …

 On serait ainsi en face d’un vrai problème de santé publique dans la mesure où la borreliose est une infection immunosuppressive (c'est à dire qu'elle inhibe les réactions du système immunitaire),  que La bactérie passant par le sang est très probablement transmissible de la mère à l'enfant in utéro via le placenta, et pourrait être transmissible lors de transfusion sanguine ou don d'organe, voire se transmettre par voie sexuelle mais également par d’autres insectes porteurs de la bactérie tel que le moustique  !

Entre temps, on en oublie la violence des symptômes physiques et psychiques endurés par les personnes atteintes de cette maladie.

Nous vous invitons à découvrir, sur le web, l’enfer vécu par Yannick, un lycéen de 14 ans, de la région de Clairmarais en Haut de France, qui a passé presque 1 an sur plusieurs lits d’hôpitaux, le corps paralysé, ne paissant plus que 29 kg, présentant des troubles de la parole, interné par erreur en psychiatrie, qui doit son salut qu’à la persévérance et combat de son médecin traitant contre le monde médical …

Malgré notre surreprésention  à l’Assemblée nationale dans le groupe « chasse et territoires », l’une de nos associations cynégétiques spécialisées, pourtant reconnue d’Utilité publique, a avouée récemment son échec  d’exiger de l’état français à ce qu’il engage une vaste campagne de sensibilisation et d’information du grand public face à la maladie de Lyme …

Aussi, certains attendent de la part de l’Office National de Forêt, organisme public, qui a en charge la gestion de 4,6 millions d'hectares en métropole, soit près d'un quart de la forêt française, d’outrepasser ces difficultés de lobbying et de ministère et d’entrer dans une vaste campagne de communication et de sensibilisation des usagers de la forêt…, et ainsi dédouaner l’état français d’ une partie de ses  responsabilités en matière de politique et  de santé publique.

Administrateur Liberty Chasse

 

Lille – Le 12.09.2016.

8 j'aimes